Formateur Réalisateur Monteur, Melun
Découvrez le témoignage d'Alexandre formateur en Réalisateur monteur à Acfa Melun.
Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours avant de rejoindre Acfa Melun ?
Je m’appelle Alexandre Jeannin, je suis réalisateur et formateur en audiovisuel depuis environ cinq ans.
J’ai un parcours assez hybride. J’ai commencé tôt à toucher à pas mal de formats différents : de la réalisation, des formats courts pour la télévision, des clips… tout en développant en parallèle mes propres projets de fiction.
J’ai terminé mes études de cinéma en 2017, avec un film de fin d’études qui a pas mal circulé en festivals, ce qui m’a permis de commencer à me positionner comme réalisateur.
Plus récemment, j’ai intégré la formation professionnelle « Du court au long » à La Fémis, où je développe mon premier long métrage, Après la fugue. Et en parallèle, je suis en train de monter le financement d’un prochain court-métrage accompagné par Sorbet Production.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir formateur dans un domaine créatif ?
J’ai parfois eu l’impression d’avancer un peu seul, de bricoler, sans toujours comprendre pourquoi ça marchait ou pas. Il y avait beaucoup d’intuition, mais peu de retours clairs.
Du coup, j’ai eu envie de proposer ce que j’aurais aimé avoir à ce moment-là c’est à dire quelqu’un qui comprend la petite clef dont tu as besoin à un moment précis pour avancer et monter sur la marche suivant.
Et puis il y a un plaisir très concret dans la transmission. Quand un étudiant écoute vraiment tes conseils et avance dans son projet c’est super gratifiant.
Comment s’est déroulée votre entrée dans le monde professionnel ?
À la suite de mon mémoire en 2022, consacré aux interactions entre les studios d’enregistrement professionnels et la musique urbaine, j’ai eu la chance de collaborer avec les deux studios que j’avais étudiés : Octavox Studio à Grenoble et Les Studios de la Fabrique à Saint-Rémy-de-Provence.
L’entrée dans le monde professionnel n’est jamais évidente dans nos métiers. Il n’existe pas de parcours standard, surtout pour celles et ceux qui souhaitent travailler en studio. Mais avec du travail, de la rigueur et de la persévérance, tout devient possible.
Comment décririez-vous votre approche pédagogique avec les étudiants ?
J’ai gardé un souvenir assez précis de mes débuts dans l’audiovisuel, et ça m’aide à me mettre à leur place. J’essaie de comprendre où ils en sont dans leur parcours, ce qu’il est vraiment utile de transmettre à ce moment-la et ce qui ne l’est pas encore.
Je n’aborde pas l’accompagement des étudiants de la même manière selon les années. En première année, par exemple, je suis assez attaché à l’idée de leur donner confiance dans leurs idées et dans le capacité de faire, de prendre sa place. Ce n’est pas évident de sortir du post-bac et, d’un coup, de devoir développer des idées souvent très personnel.
C’est une première prise de parole, et ça peut être un moment assez fragile.
Qu’est-ce qui, selon vous, fait la force de Studio M ?
Il y a déjà une équipe de coordination accessible, ce qui rend la communication assez fluide. Et ça change beaucoup de choses dans la pratique de son métier.
Si je parle de Studio M Melun, la filière audiovisuelle est encore un projet jeune et c’est assez agréable, parce qu’on sent qu’il y a de la place pour proposer, tester, faire évoluer les choses. On peut vraiment être force de proposition. Ce n’est pas juste un lieu d’apprentissage technique. C’est un endroit où les étudiants commencent à comprendre qui ils sont artistiquement. Et ça, ça passe forcément par la pratique, par les projets et par les échanges.
Quelles compétences vous semblent essentielles aujourd’hui pour réussir dans votre secteur ?
Il faut savoir communiquer et s’adapter. Je pense aussi que si on a une vraie passion pour l’audiovisuel, il faut savoir l’entretenir en allant parfois dans des endroits où on ne s’attendait pas forcément à aller. Ça demande une certaine polyvalence. Et puis c’est un métier d’endurance. Les tournages peuvent être longs, physiquement fatigants, parfois un peu désorganisé et éreintant. Il faut tenir dans le temps. Enfin, ça reste avant tout un travail d’équipe. Être à l’écoute des autres tout en gardant son exigence, c’est un équilibre important.
Quel conseil donneriez-vous à un étudiant qui souhaite se lancer dans ce domaine ?
Aujourd’hui, avec un téléphone et un ordinateur, on peut s’initier à toute la chaîne de production d’un film. Donc le plus simple, c’est de commencer : faire un film, même petit, pour voir si on aime vraiment ça. Ensuit il faut faire des choses, même imparfaites mais c’est important de les terminer et de les montrer pour accepter les retours.
Et surtout, il faut se faire des amis, s’entourer car ce métier on ne peut pas le faire seul.
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Merci Alexandre pour se témoignage.