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Les images que l'on ne verra jamais

Lorsque nous regardons un film, nous avons souvent l'impression que tout ce qui a été tourné se retrouve naturellement à l'écran.

Mais c'est tout l'inverse, et c'est exactement ce que l'on vit et finit par comprendre au sein d'une BTS audiovisuel, où l'on découvre qu'un plan peut être indispensable à un film... sans jamais apparaître dans sa version finale.

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Un film se construit avec ce que l'on choisit de retirer

Quand un long-métrage dure deux heures, il est facile d'oublier qu'il a parfois fallu plusieurs centaines d'heures de tournage pour y parvenir.

Au premier abord, on pourrait penser que les scènes supprimées sont simplement les moins réussies.

Cependant certaines étaient parfaitement cadrées. D'autres avaient demandé plusieurs jours de préparation. Puis d'autres étaient même portées par des interprétations remarquables.

Malgré tout, elles disparaîtront au montage.

Non pas parce qu'elles étaient mauvaises, mais parce qu'un film avance aussi grâce aux choix que l'on accepte de faire.

Une scène peut ralentir le rythme. Une autre peut expliquer quelque chose que le spectateur avait déjà compris. Parfois, une image est magnifique... mais elle n'a tout simplement plus sa place dans l'histoire.

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Tourner sans savoir si l'image existera encore demain

Je trouve que c'est probablement l'une des réalités les plus étonnantes du cinéma.

Le cadreur prépare son matériel, cherche le bon angle, répète les mouvements avec les comédiens et attend parfois plusieurs heures pour tourner quelques secondes.

À ce moment-là, personne ne sait encore si ce plan fera partie du film. Et pourtant, cela ne change absolument rien à l'exigence demandée.

Evidemment c'est une manière très particulière de travailler.

On apprend rapidement qu'une image n'a pas besoin d'être visible pour avoir été utile.

Elle peut permettre à un acteur de trouver la bonne émotion, à un réalisateur d'affiner sa mise en scène ou simplement au monteur de comprendre ce qui fonctionne le mieux.

C'est exactement cette réflexion que l'on développe dans un BTS audiovisuel, où chaque plan est travaillé avec le même sérieux, qu'il soit conservé ou non.

Les scènes coupées racontent parfois autant que le film lui-même

Les scènes supprimées intriguent souvent les spectateurs, surtout pour des films et sagas iconiques comme Harry Potter.

On imagine qu'elles cachent des révélations, des dialogues inédits ou des séquences spectaculaires.

Heureusement que certaines restent accessibles en dehors du film et puis cela montrent qu'un film continue de s'écrire bien après le tournage.

Supprimer une scène ne signifie pas qu'elle était inutile, cela a plutôt permis au reste du film de trouver son équilibre.

Un BTS audiovisuel apprend justement à porter ce regard sur les images, en comprenant qu'une réalisation ne se résume jamais à ce que le public voit à l'écran.

Toutes les images n'ont pas vocation à être montrées

Aujourd'hui, nous avons tendance à tout conserver. Nos téléphones stockent des milliers de photos et de vidéos que nous ne regarderons probablement jamais.

Le cinéma fonctionne presque à l'inverse.

Il accepte de renoncer à certaines images, parfois magnifiques, parce qu'elles servent quelque chose de plus important qu'elles-mêmes : l'histoire.

Le BTS audiovisuel d'ACFA Multimédia s'inscrit dans cette approche en associant cadrage, narration visuelle, lumière et mise en pratique afin d'apprendre à construire une image qui trouve naturellement sa place dans un récit.

Si tu regardes un futur BTS audiovisuel, regarde peut-être aussi ce qu'il apprend à laisser de côté.

Parce qu'au fond, les grands films ne sont pas seulement construits avec les images que nous regardons.

Ils existent aussi grâce à toutes celles que nous ne verrons jamais.

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