Il y a des moments dans une formation où tout bascule. Où les cours théoriques, les exercices en salle, les petites vidéos tournées entre midi et deux, tout ça laisse place à quelque chose de bien plus grand. Pour les étudiants en bts audiovisuel, ce moment, c'est maintenant. Le PCP, ou Projet à Caractère Professionnel, est lancé. Et avec lui, une pression que seuls ceux qui l'ont vécu peuvent vraiment comprendre.
Le PCP : bien plus qu'un simple projet de fin d'année
Le PCP, c'est le projet de deuxième année qui valide ou non l'obtention du diplôme. Concrètement, les étudiants en bts audiovisuel doivent produire un vrai film, avec de vraies contraintes professionnelles, et le défendre devant un jury à l'oral. Pas de filet. Pas de brouillon. C'est la vraie vie, reproduite à l'échelle d'une école.
Cette année, l'un des sujets proposés aux étudiants s'intitule "Le Carré de huit" un documentaire de 13 minutes qui explore les origines du jeu d'échecs et la fascination qu'il exerce depuis 2 000 ans. Derrière ce titre poétique se cache une mécanique de production redoutablement exigeante : un générique de début, deux grandes parties thématiques, un générique de fin, des séquences fictionnalisées, des interviews de joueurs, d'historiens et de scientifiques. Et tout ça, géré par une équipe d'étudiants répartis en pôles : image, son, montage, gestion de production.
Chaque candidat a ses responsabilités propres. L'étudiant en image doit choisir ses cadrages, composer ses éclairages, assurer la continuité narrative entre les séquences. Celui en son gère la prise de son, le mixage, et doit livrer un PAD aux normes EBU R128 — les mêmes normes que la télévision française. Le monteur assemble, conformat, gère les effets visuels sur After Effects, et veille à ce que le tout tienne la route artistiquement et techniquement. Quant au gestionnaire de production, il supervise tout le monde, gère les plannings, les droits, les budgets et les imprévus.
Autrement dit : c'est une mini-boîte de prod, et les étudiants en sont les salariés.
Une formation qui ne fait pas semblant
Ce qui rend le bts audiovisuel vraiment différent d'une formation classique, c'est précisément ça : on ne fait pas semblant de travailler dans l'audiovisuel. On y travaille pour de vrai.
Les outils utilisés Avid Media Composer pour le montage, After Effects pour le compositing, des caméras DSLR et UHD pour le tournage sont exactement ceux qu'on trouve dans les studios professionnels. Les normes techniques à respecter sont celles du broadcast. Les documents produits (rapports de tournage, synoptiques de câblage, plannings, dossiers de production) correspondent à ce que demanderait n'importe quel directeur de production en activité.
Et c'est justement pour ça que la pression est aussi forte en ce moment. Parce que les enjeux sont réels. Parce que le jury ne va pas faire dans la dentelle. Et parce que chaque étudiant en bts audiovisuel sait que ce qu'il rend aujourd'hui, c'est le reflet direct de ce qu'il sera capable de faire demain, en entreprise.
Parcoursup pour le BTS Audiovisuel
Ce qu'on vient de décrire le tournage, le montage, la gestion de prod, les normes broadcast, les projets grandeur nature c'est exactement ce qui vous attend si vous rejoignez le bts audiovisuel à ACFA Multimédia Montpellier. Pas dans dix ans. Dès la première année, vous mettrez les mains dans le cambouis. Et en deuxième année, vous aurez votre propre PCP à défendre.
Le bts audiovisuel s'adresse à ceux qui ne veulent pas juste apprendre à regarder des films mais à ceux qui veulent les faire. Ceux qui ont envie de tenir une caméra, de régler un micro, de monter une séquence jusqu'à deux heures du matin parce que le résultat n'est pas encore parfait. Ceux qui ont cette petite flamme, ce truc qui fait qu'on préfère un plateau de tournage à n'importe quel autre endroit au monde.
Le bts audiovisuel, ce n'est pas une formation parmi d'autres. C'est deux ans d'immersion totale dans un métier, avec tout ce que ça implique : les réussites, les galères, les nuits courtes, et cette fierté immense quand le film est enfin bouclé. Les étudiants qui sont en train de finaliser leur PCP en ce moment le savent mieux que personne. Dans quelques semaines, ils passeront devant le jury. Et peu importe ce qui se passera, ils en ressortiront transformés.