Une interview d'artiste, une captation en direct multi-caméra, une émission de 52 minutes montée et étalonnée, des capsules pour les réseaux sociaux et une bande-annonce. Le tout conçu, tourné et finalisé par des étudiants de première année.
Un exercice, des conditions réelles
Le PCP blanc, l'épreuve blanche du bts audiovisuel, n'est pas un projet comme les autres. C'est une simulation grandeur nature de ce qui attend les étudiants dans leur vie professionnelle. Cette année, le défi était clair : produire une émission de télévision inspirée de formats comme Taratata ou Tracks, avec un invité réel, des contraintes de direct et des livrables multiples.
L'artiste Saint Rémy était l'invité du jour. Certains étudiants ont endossé le rôle de présentateur, face à lui, micro en main. Les autres étaient derrière les caméras, aux commandes du son, ou en régie. Tout le monde avait un poste. Personne n'était spectateur.
Chaque spécialité à sa place
C'est l'un des aspects les plus formateurs de cet exercice : chaque option travaille selon sa spécialité, mais toutes convergent vers un seul résultat. Les étudiants en image cadrent et gèrent la captation multi-caméra. Ceux du son assurent la prise de son et le mixage. Les monteurs assemblent, étalonnnent, déclinent.
Une émission de 52 minutes. Une version courte de 13 minutes. Des capsules réseaux sociaux. Une bande-annonce. Quatre formats différents, produits à partir d'un même tournage. C'est exactement ce que demande une chaîne de télévision à ses équipes.
Ce type de projet collectif, c'est aussi ce qui distingue le bts audiovisuel d'une formation purement technique : on n'apprend pas seulement à maîtriser un outil, on apprend à travailler avec les autres, à tenir son rôle dans une chaîne de production, à livrer dans les temps.
30 ans d'expérience derrière la caméra
Tout ça ne s'improvise pas, et ça ne s'enseigne pas non plus avec un simple manuel. Frédéric, professeur encadrant de cette promotion, cumule plus de trente ans d'expérience dans le journalisme. Ce qu'il transmet, ce n'est pas seulement de la technique, c'est une façon d'aborder un plateau, une interview, un direct. Une culture du métier qui ne s'acquiert qu'avec le temps, et qu'il fait passer à ses étudiants par l'exemple et par la pratique.
Théorie et pratique, les deux sont indispensables
Le bts audiovisuel reste avant tout un diplôme de l'Éducation nationale. La partie théorique est solide, structurée, indispensable, notamment pour préparer les épreuves écrites de l'examen. Mais c'est sur le terrain que tout prend sens. C'est en cadrant une vraie interview, en gérant un imprévu en direct, en jonglant entre quatre formats de livraison que les réflexes se construisent.
Cet exercice de PCP blanc, c'est précisément ça : mettre la théorie à l'épreuve du réel, dans des conditions qui ressemblent à ce qui attend les étudiants dès leur premier jour en entreprise.
Une promotion qui a tout compris
Ce qui marque dans ce projet, c'est l'implication. Pas celle qu'on affiche pour avoir une bonne note, celle qu'on sent dans chaque plan cadré, chaque niveau de son vérifié, chaque coupe de montage assumée. Ces étudiants du bts audiovisuel montpellier ne jouaient pas à faire une émission. Ils en faisaient une.
Félicitations à toute la promotion pour le sérieux, la créativité et le travail accompli. La suite s'annonce bien.