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Festival de Cannes 2026 : notre top 5 des films nominés

Du 12 au 23 mai 2026, la Croisette va, une fois de plus, accueillir la 79e édition du Festival de Cannes. Une effervescence que l'on respire aussi à Paris, surtout quand on est étudiant dans une école du cinéma paris. Parce qu'avant de faire ses propres films, il faut savoir décortiquer ceux des autres. On a sélectionné pour toi cinq pépites de la sélection officielle, celles qui font déjà parler d'elles. Synopsis, réalisateurs, petites histoires de tournage... On t'explique tout, et dans les moindres détails.

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Pourquoi Cannes 2026 est un millésime à ne pas rater

Cette année, le festival a frappé fort. Park Chan-wook (Oldboy) préside le jury, Peter Jackson et Barbra Streisand reçoivent une Palme d'honneur, et John Travolta débarque avec son premier film derrière la caméra. Mais surtout, la compétition aligne des pointures mondiales : Almodóvar, Farhadi, Kore-eda, Zviaguintsev... De quoi nourrir les analyses de fond en comble. Pour une école du cinéma paris, ce genre de crues est une source d'inspiration à ne pas manquer.

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Crédit photo : Christophe Bouillon

1. Parallel Tales (Asghar Farhadi)

Le maître iranien du drame moral revient avec un film choral sur les conséquences des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Isabelle Huppert, Vincent Cassel et Virginie Efira se croisent dans une toile où fiction et réalité s'entrechoquent. Farhadi s'inspire du Dekalog de Kieślowski pour raconter comment un événement traumatique peut connecter des vies que tout oppose. À voir pour sa mise en scène millimétrée et ses dialogues ciselés au scalpel.

2. Bitter Christmas (Pedro Almodóvar)

Le réalisateur de Douleur et Gloire signe une comédie dramatique déjantée autour d'un dîner de Noël qui tourne au vinaigre. Au casting, Penélope Cruz et Antonio Banderas forment un couple à la dérive, rejoints par une ribambelle d'invités hauts en couleur. Attendu pour ses couleurs saturées et ses dialogues survoltés, ce film rappelle pourquoi Cannes reste la Mecque des amoureux du grand écran. Ici, on décortique la grammaire visuelle d'Almodóvar : plans-séquences, éclairage théâtral, références à l'art espagnol. Un cas que tu peux retrouver en école du cinéma paris.

3. Sheep in the Box (Hirokazu Kore-eda)

Après Shoplifters (Palme d'Or 2018), le Japonais surprend avec une science-fiction douce-amère. Une famille endeuillée adopte un enfant humanoïde programmable. Mais peu à peu, la machine apprend à ressentir. Kore-eda questionne le deuil, l'attachement et ce qui fait de nous des humains. Le titre fait référence au Petit Prince et à sa fameuse boîte. Pour les étudiants en école du cinéma parisienne, c'est une masterclass sur comment traiter des sujets lourds avec une légèreté apparente. Une leçon d'écriture et de direction d'acteurs.

4. L'Inconnue (Arthur Harari)

Le réalisateur d'Onoda adapte la BD de son frère Lucas (Le cas David Zimmerman). Un photographe reclus se réveille un matin dans le corps d'une femme qu'il ne connaît pas. Léa Seydoux incarne cette identité volée avec une intensité rare. Harari mélange thriller psychologique et réflexion sur le genre, le tout filmé avec une froideur chirurgicale. Pour une formation exigeante, ce film est un bijou : jeu de miroirs, composition des plans, gestion du hors-champ. Un futur classique des devoirs de ciné-club.

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5. Minotaure (Andrey Zvyagintsev)

Premier film du réalisateur de Leviathan depuis son exil forcé. Un oligarque russe, sur le point de licencier ses ouvriers, apprend que sa femme le trompe. S'ensuit une descente aux enfers filmée comme un polar glacé, où la pluie battante et les paysages industriels deviennent personnages. Tourné en France, ce retour très politique est attendu comme un événement. Pour un futur cinéaste diplômé d'une école de cinéma paris, c'est l'occasion d'étudier le travail d'un maître du cadre et du sous-texte. Chaque plan est une déclaration.

De Cannes à Paris, l'œil du passionné

Suivre le festival de Cannes, c'est bien. Savoir pourquoi un film nous bouleverse, c'est mieux. C'est tout l'enjeu de nos formations en audiovisuel (que ce soit un Bachelor Réalisateur Monteur ou un BTS Audiovisuel) : on ne se contente pas de regarder, on analyse, on déconstruit, on apprend à voir ce que le spectateur lambda ne remarque pas. Si tu veux comprendre pourquoi une ellipse fonctionne, comment un silence devient plus fort qu'un cri, ou pourquoi la lumière de tel film te reste en mémoire, alors tu es au bon endroit. Parce qu'être une école du cinéma paris, ce n'est pas juste apprendre un métier, c'est apprendre à penser le cinéma.

Alors, prêt à décortiquer la Palme 2026 ?

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