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FKJ : la technique avant la popularité

On croit voir un tour de magie : un type seul qui empile sax, basse et clavier jusqu'à sonner comme un groupe. Derrière FKJ, il y a surtout un vrai boulot de technicien son, longtemps resté invisible.

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FKJ, un type seul qui sonne comme un groupe

FKJ, de son vrai nom Vincent Fenton, a bâti sa réputation sur une image simple : un homme seul, entouré de machines, qui joue tout en direct. Sur « Tadow », son morceau devenu viral avec Masego, il pose une boucle de piano, la relance, ajoute une ligne de basse, un saxo, et la chanson se monte sous tes yeux.

La technique derrière ça porte un nom : le live looping. Tu enregistres une phrase musicale, elle tourne en boucle, tu joues par-dessus, tu ajoutes une couche, puis une autre. FKJ fait tout ça sur Ableton Live, un logiciel de MAO (musique assistée par ordinateur). Rien d'inné, du geste répété mille fois. C'est le genre d'automatisme qu'on travaille dès le début d'une formation technicien son, avant même de parler de scène. 

Avant Coachella, il apprenait à capter le son

Avant les festivals et les millions de vues, FKJ s'est formé comme ingénieur du son pour le cinéma. Son métier de départ, c'était de capter proprement une voix ou une ambiance en studio, loin des projecteurs.

La prise de son, c'est ça : placer le bon micro au bon endroit, régler le niveau, éviter que ça sature. FKJ travaille d'ailleurs avec des micros Neumann, réputés pour leur précision sur les voix et les instruments acoustiques. Un placement de dix centimètres change tout le grain d'une prise.

Cette base, une formation technicien son la martèle en studio comme en tournage. Voir concrètement le métier de technicien son au quotidien aide à comprendre pourquoi elle passe avant le reste.

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Cover Album Tyber - FKJ

 

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Le multipiste, c'est là que ça se corse

Un morceau de FKJ, c'est dix, quinze pistes empilées : Rhodes, basse, batterie, saxo, nappes. Le multipiste consiste à enregistrer chacune séparément, puis à les assembler pour qu'elles tiennent ensemble sans se marcher dessus.

Vient ensuite le mixage : équilibrer les volumes, sculpter chaque piste à l'EQ, poser une réverb ici, une compression là. Son album Tyber, prévu le 11 septembre 2026 sur le label Mom+Pop, sort en 24 bits/96 kHz, un format qui laisse de la marge à ce travail de précision.

Tout ça s'apprend par la pratique, séance après séance, en formation technicien son. Si le sujet te parle, jette un œil aux bases d'un mixage propre.

Décider du son, ça s'apprend

Le parcours de FKJ reste une illustration à garder en tête, sans en faire une promesse. La plupart des gens formés au son ne finiront pas à Coachella, et c'est très bien : le quotidien tient surtout à la maîtrise d'une chaîne complète, du micro au mixage, assez pour décider du résultat, que ce soit pour un autre artiste ou pour ses propres morceaux.

À Rennes, c'est cette chaîne complète qu'on enseigne. Acfa Multimédia, l'école du son sur Rennes, fait travailler ses étudiants sur de vraies sessions, du placement de micro jusqu'au mixage final. Une formation technicien son s'y joue surtout en studio, casque sur les oreilles, loin des amphis.

Pour t'exercer en dehors des murs de l'école, la ville a de quoi faire : Le Jardin Moderne, salle de pratiques musicales rennaise, propose studios et ateliers ouverts aux musiciens du coin. De quoi tester tes prises avant de pousser la porte de Acfa Multimédia et de son cursus son côté production.

Crédits photos : FKJ - Jack McKain / Cover Album Tyber - FKJ

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